Bon, voilà la première (il en fallait bien une~), je voulais faire une histoire d'amour entre une fille normale et un meurtrier.. %DD Bref.
Décembre 2007, une froide nuit à Rouen
Lou marchait sur le trottoir enneigé de l'hiver éclairé par les lampadaires dans un silence total ; son travail avait fini plus tard que prévu à cause de nombreux clients qui étaient restés tard dans le restaurent pour rester au chaud. Ils avaient fini par les mettre à la porte en menaçant d'appeler la police. Cynthia, sa patronne, avait insisté de la ramener chez elle en voiture mais Lou avait refusé parce qu'elle tenait à marcher dans la neige qui venait juste de tomber se soir. C'est la première fois qu'elle voyait autant de neige, d'habitude elle ne tenait jamais et on marchait dans de l'eau. Le crissement sous ses pieds à chaque pas qu'elle fesait était nouveau pour elle.
Elle fixait ses pieds s'enfoncer dans la neige puis ressortir en laissant des traces derrière eux.
Puis, elle entendit un bruit, autre que le crissement de la neige sous ses pieds. C'était des cris, et ensuite des voix rauques et menaçantes se firent entendre. Ça provenait de sa rue, Lou hésita à avancer dans cette direction, finalement elle se cacha derrière un immeuble et regarda de sa cachette la scène. Quatre hommes bousculait une petite fille dans la neige, elle saignait au bras. Lou chercha du regard ce qui avait bien pu la blesser, un des hommes tenait dans la main une batte, les autres n'avaient pas d'armes. En tout cas, ils n'en tenaient pas dans leurs mains.
Soudain son regard croisa celui de la petite fille étendue par terre, elle lut la terreur dans ses yeux, la peur, la souffrance.
-Qu'est-ce que tu fixes comme ça? Hurla un des hommes, le plus grand.
La petite fille continuait de fixer Lou sans répondre à la question de l'homme.
-Tu vas me répondre oui?! Et l'homme sortit de sa poche un couteau, tira la petite fille par les cheveux et lui passa le couteau à la gorge qui rompit le lien visuel qui la liait à Lou.
-Je … je regardais la neige tomber, dit la petite fille d'une petite voix à peine audible.
-Tu regardais la neige? Bah, va la rejoindre puisque tu l'aimes tant. L'homme jeta la petite fille par terre si fort qu'elle perdit connaissance.
-Qu'est-ce qu'on en fait maintenant? Demanda un homme tout petit.
-Et si on la noyait? Proposa l'homme au couteau. Tu en dis quoi, Édouard?
Le prétendu Édouard, l'homme à la batte, fit juste un signe de la main et il partit. Il paraissait beaucoup plus jeune que les autres. Il devait avoir à peu près son âge.
Ça devait dire qu'ils pouvaient faire ce qu'ils en voulaient puisque dès qu'il partit les hommes commencèrent à rigoler et à donner leurs idées sur le sort de la petite fille évanouit par terre ; toutes autant morbides. Finalement, ils eurent l'air de tomber d'accord puisque ils se dirigeaient tous en direction de la rivière, là où était caché Lou. Elle remonta la rue où elle se situait et se cacha derrière un immeuble où les trois hommes ne pourraient la voir.
L'homme tout petit lui retira son manteau puis sa chemise, son torse était maintenant nu, l'homme qui ne s'était pas encore exprimé, un blond, prit un couteau.
-Alors, je le fais?
-Vas-y, ne te retiens pas, répondirent les deux hommes en cœur.
Alors il prit la petite fille et ordonna au petit homme de bien la tenir ; à l'aide du couteau il traça dans le dos de la jeune fille un symbole bizarre, surement leur emblème. La douleur réveilla la fillette qui hurla de douleur mais le petit homme la tenait bien et en dessous du symbole il écrivit :
«Nous sommes de retour.»
La pauvre fillette avait du sang sur tout son dos et on ne distinguait même plus le symbole, ni le message et dégoulinait sur la neige blanche.
-Mince, pourquoi elle saigne autant? Tu y allé trop fort Paul.
-Ne t'inquiète pas, répondit Paul. Quand les policiers la trouveront dans la rivière, ils pourront voir clairement notre message. Le sang va bien s'arrêter de couler.
Les trois hommes soulevèrent la petite fille, un la tenait aux pieds, un autre au bassin et le dernier aux épaules.
-Allez, un, deux … trois!
Et ils la jetèrent à l'eau. La petite fille était ligotée aux poignées, aux pieds et baillonée pour qu'on ne l'entente pas crier.
-Ce n'est pas joli à voir, n'est-ce pas? Lui dit un homme dans l'oreille. Lou ne l'avait pas vu arrivé. Il s'était faufilé derrière elle sans un bruit. Mais ce n'était pas des hommes qui avait mis la fillette à l'eau, elle les voyait encore tous sur le trottoir d'en face. Qui étais-ce? Elle voulue se retourner mais l'homme lui mit un bandeau sur les yeux.
-Ce n'est pas bien, de vouloir voler mon identité comme ça, ricana-t-il.
-Mais ce n'est pas juste, vous vous pouvez bien me voir, riposta Lou.
-Vous marquez un point!
Puis l'homme partit, laissant le bandeau tomber des yeux de Lou, mais elle ne put qu'apercevoir sa silhouette de loin.